Connexine 36 et diabète type 2


Un article publié dans la revue médicale suisse Médecine & Hygiène cite ce qui suit : le diabète de type II ne résulte pas forcément d’un dysfonctionnement des cellules du pancréas qui produisent l’insuline. Il s’agit peut-être davantage d’un manque de synchronisation entre elles, le chaos générant alors la maladie. C’est le scénario que soutient l’équipe de Paolo Meda, professeur au Département de physiologie cellulaire et du métabolisme de l’Université de Genève faisant référence à un article paru dans la revue Diabetes du mois de juin 2012 où les auteurs décrivent une protéine appelée connexine 36 (Cx36) qu’ils présentent comme un rouage essentiel à cette synchronisation et dont le dysfonctionnement pourrait prédisposer à la maladie du sucre. « Notre hypothèse est de dire que les cellules b des diabétiques de type II ne sont pas si altérées que cela lorsqu’on les regarde individuellement. Elles demeurent capables de produire de l’insuline. Seulement, elles n’arrivent plus à la relâcher au bon moment, de manière coordonnée.»
Le gène de la Cx36, lui, est situé sur le chromosome 15. Les chercheurs genevois ont découvert sur ce gène un polymorphisme responsable d’une éventuelle prédisposition au diabète, c’est-à-dire une inversion de l’une des bases codant pour l’un des quelques 350 acides aminés de la Cx36. Sur la centaine de malades analysés à ce stade, ce polymorphisme est fréquemment présent sur les deux chromosomes de la paire 15, alors qu’il est rare chez les sujets sains. Des simulations par ordinateur ont indiqué que ce petit changement pourrait suffire pour modifier complètement la structure spatiale de l’ARN. Un changement qui pourrait bien raccourcir considérablement sa durée de vie et donc augmenter ou diminuer la production de Cx36.

La connexine a été identifiée à Genève en 2000 et selon un autre article publié dans la Tribune de Genève du 26 juillet 2012, « Selon les scientifiques, leur objectif est maintenant de découvrir des molécules stimulant la CX36, avec l’espoir final de découvrir la formule chimique destinée à servir de base à un médicament. Mais des solutions restent à trouver quant à sa production. C’est pourquoi une commercialisation n’est pas envisagée avant trois ans, au minimum. »

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