Comment ordonner nos pensées ?


Chez l’aliéné, la pensée délire, mais chez l’homme ordinaire, elle est la conscience psychologique dont l’idée est l’objet de la réflexion. C’est un phénomène qui habite l’être humain principalement en état d’éveil. Ce qui ne signifie pas que nos pensées s’arrêtent lors de notre sommeil, elles passent seulement d’un état à un autre.

Nos pensées peuvent être divisées en différentes catégories :

le dialogue interne incessant dites pensées futiles qui accablent nos esprits et sur lesquelles nous n’avons aucune emprise, dites pensées spontanées qui deviennent oppression de notre mental dans certains cas, voir parfois obsessions;

les pensées que nous nourrissons quand nous faisons l’acte volontaire de réfléchir dans le but d’émettre des idées nouvelles ou pour trouver des solutions à un  problème rencontré lors des conséquences des hasards qui surviennent dans notre vie;

les intentions que nous formulons à partir de pensées, d’idées qui sont souvent le produit de la confrontation des savoirs inclus de nos diverses mémoires;

les désirs dont nous voulons mesurer les conséquences par des méditations et par l’expression dans la parole.

Nous ne sommes souvent pas responsables des pensées spontanées, car nous n’avons aucune emprise sur elles, à moins que nous décidions de ressasser ces pensées et les entretenions dans nos têtes avec l’un des trois buts actifs : réfléchir, confronter et méditer.

Nos pensées intimes peuvent avoir plusieurs objectifs :

l’envie d’adresser des louanges ;
le désir de rechercher la pureté d’une chose ou d’une circonstance ;

le souhait de trouver une vérité ;

le besoin de s’apaiser  face à des craintes, de l’anxiété, des critiques, la haine, la vengeance, le découragement, la dépression ou la frustration;

le besoin de s’attribuer un mérite ou une récompense.

La pensée est donc une construction intellectuelle quand le penseur analyse en cherchant à progresser.

On peut penser pour parler à soi même, se libérer du mental en pensant à autre chose, remettre à leur juste place nos pensées ou encore accorder un place au temps psychologique.

Le temps psychologique

 Le temps psychologique à plusieurs phases dans la vie humaine, il se constitue peu à peu par l’accumulation des souvenirs, par l’expérience que nous acquérons par nos apprentissages et techniques pour vivre. Celles que nous choisissons ensuite de mettre en pratique pour nous rendre la vie plus agréable et confortable.

 Chaque être humain acquiert ainsi ses stocks de connaissances et d’émotions vécues dans lequel il peut puisé pour faire face aux exigences qui surviennent au cours de sa vie dont la nature des besoins évoluent selon l’échelle des âges.

 Dans un premier temps, le petit enfant vit au jour le jour, l’avenir n’est pas encore une source de souci d’être et se maintenir. Il a normalement des parents ou des adultes qui veillent sur lui et qui le guident. L’avenir est pour lui un futur immédiat.

 L’enfant et l’adolescent qui prend peu à peu conscience de ses facultés humaines a déjà un acquis constitué de souvenirs et d’expériences. Il commence à se heurter à des réalités difficiles : les besoins physiologiques de son corps, la nécessaire maîtrise de ses facultés intellectuelles, les besoins liés à sa forme d’intelligence et à toutes les adaptations qui lui deviennent nécessaires pour se constituer un avenir.

 L’adulte qui parvient à sa maturité intègre désormais le passé, le présent et l’avenir dans tous les choix qu’il fait. L’avenir a pour lui à une dimension de réalité quotidienne. Il prend conscience de ses nécessités d’avoir un avenir immédiat en construisant également un avenir lointain.

 Arrivé à l’âge de la vieillesse, l’humain fait le retour au passé et pour certain, il devient refus de l’avenir. Et parfois aussi ce passé devient le refuge de ce qu’il refuse de devenir.

 Toutes ces phases constituent ce que l’on appelle le temps psychologique, celui des attentes, des espoirs, des regrets, des souvenirs. Ce temps qui parfois nous fait souffrir car il nous met toujours dans un ailleurs : demain ou hier.

 Selon Jiddu Krishnamurti, penseur et sage indien, le temps psychologique est l’ennemi de l’homme. Selon lui dans ces conditions, faire confiance à la pensée, c’est s’enfermer dans une pièce avec un serpent à sonnette !

 Il a dit aussi si « je vis avec un nœud résiduel de tensions issues d’expériences difficiles venues de mon passé, il est clair que ma pensée en sera affectée. Ma pensée sera sous la coupe de mon passé, elle sera sous la dépendance du pathos émotionnel. En d’autres termes, je n’agis pas, je réagis. »

Il observe également « qu’il faut se rappeler que chaque moment est neuf, chaque situation est nouvelle et donc appelle une réponse toute aussi neuve ».

Le risque est donc bien que l’intellect, déconnecté de la réalité de la vie viennent à tourner en rond pour retourner la négativité contre lui même en devenant une obsession ou pensée névrotique. Lorsque le contenu de la pensée submerge l’intelligence, elle se met alors au service de la confusion de la pensée.

La pensée alors devenue comme ignorante propage confusion et chaos et mènent au désespoir.

Le mental peut fonctionner comme une mécanique efficace et bien rodée, s’il a été formé par une méthode rigoureuse qui conduit à l’état d’intelligence éveillée.

L’intelligence devenue éveillée  peut voir l’ordre juste, elle peut rediriger  la pensée négative vers un objectif sain.

Une intelligence éveillée n’est plus prisonnière  des contraintes du temps, elle s’élargit et  n’est plus esclave du raisonnement car elle peut créer librement la réalité qui convient au moment présent. Elle apporte plus de cohérence dans son action et sa vie.

 Les pensées créent nos réalités, elles s’affirment dans nos représentations, elles  se diffusent par l’expression de nos émotions et de notre parole, elles suggèrent  nos comportements.

 Il faut parfois se méfier de nos pensées car elles ont leurs déviances auxquelles il ne faut pas céder :

 Quand nous manquons de nuance en voyant les choses seulement en deux catégories bonnes ou mauvaises.

 Au moment où elles nous incitent à généraliser tout en événement malheureux en se basant que sur les faits négatifs inscrits dans nos mémoires.

 Quand elles s’attardent que sur un aspect négatif sans voir les aspects positifs qui seraient de nature à changer le résultat.

 Lorsqu’elles rejettent les expériences positives vécues par d’autres.

 Quand elles nous conduisent à des conclusions hâtives sans trouver le juste équilibre entre ce qui est bon ou mauvais pour nous.

 A l’ instant où elles dramatisent, minimisent voir oublient l’importance de nos qualités, la force de notre énergie et volonté cumulées pour atteindre l’objectif.

 Quand elles se fondent sur un événement négatif vécu ou qui est arrivé à l’un de nos proches car les mêmes effets et causes se reproduisent rarement de la même manière.

 Au moment où elles font trop confiance à notre nôtre ressenti qui ne correspond pas toujours à la réalité de ce qui est.

 Quand elles se fondent sur des savoirs et connaissances que nous ne possédons pas et ne sont que supositions.

 Quand elles vous attribuent une culpabilité que vous n’avez pas.

Comment mettre de l’ordre dans ses pensées ?

 Avant toute chose,  il faut s’observer, connaître ses habilités et faiblesses, prendre le temps de décrire puis s’impliquer dans un choix.

 Observer signifie prendre du recul, se mettre en dessus de soi prendre le temps d’observer ce que l’on ressent, ce que l’on sait pour recueillir toutes les informations et faire face à ses rejets instinctifs.

 Confronter l’idée à ses diverses expériences personnelles, chercher si des expériences positives ont été vécues par d’autres, faire l’état de ses connaissances et ignorances sur le sujet, trouver l’apport extérieur qui peut combler notre manque.

Décrire et mettre des mots sur ce que vous ressentez, valider ce qui vous touche et le pourquoi, définir les conséquences positives et négatives que la concrétisation de l’idée peut avoir pour vous  et dans votre vie. Verbaliser votre vécu en nommant la source de la pensée et trouver quel objectif elle poursuit.

Choisir entre ce qui est bon ou mauvais pour vous, pour les autres.

Evaluer le profit et le changement que la concrétisation de l’idée vous apportera.

Prévoir vos réactions et celles de votre entourage.

Anticiper si possible les difficultés et imaginer les moyens de contourner les obstacles.

Voici comment mettre de l’ordre dans nos pensées, il faut encore savoir que nos pensées sont vibratoires et agissent constamment sur nous et sur notre environnement terrestre.

Lorsqu’elles sont positives, c’est-à-dire lorsqu’elles sont fondées sur des idées constructives, elles contribuent à notre bien-être général et attirent vers nous des situations agréables constitutives du bonheur.

Inversement, lorsqu’elles sont négatives et laissent la place au pessimisme, la jalousie, la méchanceté, elles génèrent des effets de même nature qui se traduisent tôt ou tard par des ennuis, des épreuves, de la malchance…

Il faut encore préciser que les pensées émises par tous les êtres humains forment des flux vibratoires, un environnement d’ondes qui imprègnent l’atmosphère terrestre et affectent la conscience collective universelle de l’humanité.

Lorsque ces flux sont négatifs, ils génèrent des tensions entre les individus et donnent naissance à des conflits, des catastrophes et des guerres.

La conjugaison des pensées positives humaines conduisent globalement au progrès de l’humanité.

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