Qui ne vit que pour soi est-il mort pour les autres ?


Voilà une affirmation de Publius Syrus qui m’interpelle aujourd’hui car elle chausse bien l’état de ma pensée et mon doute existentiel du moment présent.
 
Moi qui ai passé mes cinquante premières années à me soucier prioritairement des autres je suis depuis six mois uniquement centré sur moi et je peux ainsi constater que le temps de l’oubli fait très rapidement son œuvre. Désormais mon téléphone ne sonne plus que pour ceux qui m’aiment encore et je peux ainsi vérifier le dérisoire d’une vie très remplies car après quelques mois ils restent de ma multitude de contacts très peu de gens à se souvenir de moi.
 
« Faire ce que l’on veut et vouloir ce que l’on fait » comme l’a écrit Françoise Giroud n’a  donc pas que des avantages. Je peux aussi constater qu’observer les tumultes de la vie n’a pas la même saveur que d’en être un élément activant.
 
Il est vrai que l’on a que le bonheur que l’on peut comprendre avec sa propre capacité de le vivre pleinement. Que le bonheur d’hier n’est pas de la même nature que celui d’aujourd’hui et qu’il n’aura jamais la délicieuse saveur de la découverte de celui à vivre demain ? Si l’on peut ressentir souvent un plaisir identique on revivra rarement le même bonheur deux fois.
 
Selon la définition de wikipédia : le bonheur (étymologiquement la bonne fortune [entendre dans « fortune » : ce qui arrive de bien ou de mal]) est un état durable de plénitude et de satisfaction, état agréable et équilibré de l’esprit et du corps, d’où la souffrance, l’inquiétude et le trouble sont absents.
Toujours selon la même source : le plaisir est le nom générique de la satisfaction d’un besoin physique, affectif ou intellectuel ou encore de l’exercice harmonieux d’une fonction vitale. Le plaisir procure à l’être vivant une sensation agréable et recherchée.
 
« Les hommes sont malheureux parce qu’ils ne réalisent pas les rêves qu’ils ont » énonçait Jacques Brel. Voilà une douloureuse affirmation qui m’amène à me poser d’autres questions.
 
Aurais-je encore envie de réaliser des rêves?  Puis-je encore entreprendre et réaliser quoi que ce soit ?
 
Ouille ! Ouille ! voilà des délirantes questions auxquelles il n’est pas simple de répondre. Je vais y réfléchir et vous répondrez le mois prochain.
 

One response to this post.

  1. Posted by isa on 17 août 2007 at 7 h 35 min

    comme je suis en accord avec tes paroles faisant suite à "qui ne vit que pour soit est-il mort pour les autres…"
     
    j\’ai comme toi décidé de m\’occuper un peu plus de moi, et comme cela se vide vite autour de nous, pour ne laisser qu\’un infime noyau de personne…
    mais est-ce plus mal ? n\’est-ce pas justement le temps qu\’il nous manquait pour nous ?
     
    pas facile au début…cette nouvelle solitude !! 

    Répondre

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