Les vexations narcissiques


J’ai lu récemment dans une publication scientifique un article qui portait ce titre et je ne sais pourquoi.. mais il m’a intrigué alors j’ai fait quelques recherche à son propos sur Internet et voici un résumé de ce j’ai trouvé :
Le narcissisme, en résumé, c’est l’amour de soi. Il y a d’abord chez l’enfant un stade de développement dit de narcissisme sain ou l’admiration de l’entourage va accroître son narcissisme, il existe ensuite une personnalité narcissique avec valorisation fréquente des parties glorieuses de soi-même, et on trouve finalement un trouble de la personnalité narcissique quand le moi est survalorisé au détriment d’autrui La blessure narcissique est une atteinte à l’intégrité du moi; on pourrait l’appeler blessure d’amour propre. Certaines blessures narcissiques sont physiques (handicaps divers) et d’autres sont psychologiques (vexation suite à des critiques, des accusations) et laissent parfois des traces durables. Certaines personnes gardent rancune à la nature, au destin, à leurs parents, en raison des préjudices subis.
Dans la mythologie grecque, Narcisse était un jeune homme dont s’éprit la nymphe Echo. Comme Echo ne savait que répéter la dernière syllabe des mots qu’elle entendait, elle fut incapable de lui exprimer son amour. A défaut de pouvoir lui parler, pour entrer en contact avec lui, elle voulut le toucher. Après qu’il eût repoussé ses avances, elle mourut. Face à cette impossible communication, Narcisse se croit indigne d’amour et incapable d’aimer. Il veut se retrouver en regardant le reflet de son visage dans une mare. À force de soupirer après son image, sans échange humanisant de paroles vivantes, il finit par mourir… Il fut transformé en un narcisse, la fleur qui porte son nom.
Le narcissisme est-il égocentrisme ou mégalomanie ?
L’égocentrisme consiste à concevoir le monde que de son seul point de vue, avec tendance à ramener tout à soi, de se sentir le centre du monde. Il est parfois chez certains individus proche de la mégalomanie.
La mégalomanie consiste en la surestimation de ses capacités, elle se traduit par un désir immodéré de puissance et un amour exclusif de soi. Elle peut être le signe d’un manque affectif. En psychiatrie, la mégalomanie est classée dans la famille des psychoses délirantes chroniques
Chacun est narcissique
Un narcissiste est une personne qui souvent n’a pas reçu assez d’amour dans son enfance, il en devient incapable d’aimer, toutefois il meurt d’envie que l’on lui porte de l’attention, du respect et qu’on le reconnaisse. Il s’apprécie que quand les autres le regardent. Pour cela, il devient manipulateur et un menteur pathétique.
Les narcissistes sont des rêveurs de grandiose. Ils veulent conquérir le monde et dominer chacun.  Leurs rêveries mégalomaniaques leurs donnent les buts de  dominer, d’acquérir le pouvoir et le respect. Les Narcissistes recherchent souvent des alibis, des raisons pour imposer leur contrôle sur leurs victimes inconscientes. Au lieu de se favoriser eux-mêmes, les narcissistes prétendent favoriser une cause, une idéologie ou une religion. Leurs connaissances et émotions sont déformées.
Qu’est-ce que le trouble de personnalité narcissique?
Il s’agit du besoin d’être admiré et du manque d’empathie qui apparaissent au début de l’âge adulte et sont présents dans des contextes divers, comme en témoignent au moins cinq des manifestations suivantes:
1.      le sujet surestime ses réalisations et ses capacités, s’attend à être reconnu comme supérieur sans avoir accompli quelque chose en rapport ;
2.      il exprime des envies de succès illimités, de pouvoir, de splendeur, de beauté ou d’amour idéal ;
3.      il pense être « spécial » et unique et ne pas pouvoir être admis ou compris que par des institutions ou des gens spéciaux et de haut niveau ;
4.      il a un  besoin excessif d’être admiré ;
5.      il pense que tout lui est dû, il s’attend sans raison à bénéficier d’un traitement particulièrement favorable et à ce que ses désirs soient automatiquement satisfaits ;
6.      il exploite l’autre dans ses relations, il utilise autrui pour parvenir à ses propres fins ;
7.      il manque d’empathie, l’avis des autres et les besoins d’autrui ne l’intéresse pas ;
8.      il croit que les autres l’envient ;
9.      il fait preuve d’attitudes et de comportements arrogants et hautains.
D’après des données américaines, de 6 % à 9 % de la population souffre d’un trouble de la personnalité. Ces troubles apparaissent habituellement à l’adolescence ou au début de la vie adulte. Au nombre des hospitalisations pour troubles de la personnalité dans les hôpitaux, 78 % sont des jeunes adultes de 15 à 44 ans.
Ce trouble est assez fréquent dans le monde politique, le monde du spectacle et des artistes et aussi chez les cadres de certaines entreprises ou il conduit parfois à des attitudes de conduisant au mobbing (asservissement, dénigrement, négation des qualités de la personne humaine).
Certaines déviations peuvent être très légères et empiéter très peu sur la vie familiale ou professionnelle de la personne; d’autres peuvent causer de grandes perturbations familiales et sociales. Des situations ou des événements précis déclenchent les comportements d’une personne atteinte d’un trouble de la personnalité narcissique. En général, ces personnes ont de la difficulté à s’entendre avec les autres sans établir des relations de domination et peuvent être irritables, exigeantes, hostiles, craintives ou manipulatrices.
Les symptômes
Difficulté à s’entendre avec les autres. La personne a de la difficulté de faire le premier pas pour rencontrer l’autre, elle est irritable, exigeante, hostile, craintive ou manipulatrice.
Les modes de comportement s’expriment de façon marquée et demeurent constants avec le temps.
Les  troubles affectent  la pensée, les émotions, les relations interpersonnelles et le contrôle des impulsions.
Le comportement est devenu inflexible et se manifeste dans toutes sortes de situations.
Le mode de comportement est stable ou de longue durée, et s’est  déclare dès l’enfance ou à l’adolescence
La question du sublime
Le sublime s’oppose au trivial. La nécessité de manger est triviale, par exemple, comme celle de gagner de l’argent ou même d’être reconnu socialement. Le sublime concerne ce qui donne du sens à la vie. L’envie de sublime associé au narcissisme à trait à ce qui pourrait être la vie et donc à ce qui n’est pas réellement. Il est donc fondé sur ce qui n’est pas la vérité ni la réalité.
Le sublime échappe à la positivité en ce sens qu’il laisse pressentir ce qui ne sera pas la réalité. Sil l’on veut le réaliser, il faut donc croire que cela existe et qu’il suffit de se conformer à son imaginaire pour que cela soit et c’est là que naissent les excès de comportement précédemment cités.
Tout ce qu’on croit être n’est pas trivial mais le fait qu’on le considère comme réalité en fait du trivial de second degré.
On le voit parfaitement avec l’hypothèse religieuse. Si Dieu existe, mon rapport à lui n’est assurément pas trivial, puisqu’il me sort des nécessités biologiques et sociales qui font la réalité concrète de n’importe quelle vie comme la mienne, il me sublime. Mais ce rapport entre ma vie et la réalité de Dieu devient une réalité imaginaire de seconde instance. Cette nouvelle réalité que je m’impose formé par Dieu et moi n’est donc pas réelle et n’ai aucun sens mais comme je la crois vraie alors elle conditionne désormais mon comportement et me conduit à des actes que je considère comme essentiel. Ces actes devenant ainsi les conséquences d’une fausse réalité qui fait mal lorsqu’on en prend conscience. On acquière généralement  et intuitivement alors le sentiment d’un mal être et que tous ce que l’on est et ce que l’on a bâtit ou fait est faux.
L’envie de sublime n’est donc pas différente. Ce que j’aurai imaginé devient donc qu’un élément métaphysique de plus dans un monde qui est le mien et en lequel je crois mais n’est pas fondé sur une quelconque réalité. L’envie d’être sublime peut aussi consister en une échappatoire lorsqu’on est en train de rater sa vie.
Naissance de la rage narcissique
Les différentes formes de la rage narcissique, comme la réaction catastrophique dans des cas de lésion cérébrale, et l’indignation de l’enfant subissant une blessure douloureuse sont des expériences très éloignées l’une de l’autre quant à leurs répercussions psychologiques et leurs conséquences sociales.
Quant le soi objet idéalisé devient pouvoir et soi mégalomane, le fanatisme du besoin de revanche n’est plus très loin. Il est accompagné du devoir de régler des comptes après une offense réelle ou supposée. Ce Moi contraire produit une vexation qui se transforme en agressivité ou perception archaïque de la réalité.
L’individu dès lors enclin à la honte, éprouve cela comme un échec. Naît alors une blessure narcissique qui déclenche une rage insatiable dont leur but précis est désormais la défaite de l’ennemi qui obstrue la voie vers le but caressé.
Le blessé narcissique ne pourra trouver la paix que quand il aura anéanti l’agresseur qui a osé le contredire, être en désaccord avec lui ou l’éclipser.
L’adversaire devient la cible qui fait obstacle à l’accomplissement des désirs narcissiques.
Les formes les plus violentes de rage narcissique surviennent chez les individus pour qui le sentiment d’exercer un contrôle absolu sur un environnement est devenu indispensable pour le maintien de son estime de soi.
Le narcissisme selon Freud
La notion freudienne de narcissisme correspond à auto-érotisme.  Selon Freud le terme de narcissisme souligne que l’égoïsme est le complément libidinal. Pour lui la libido est l’énergie des pulsions du moi.
La libido se traduit par des pulsions d’autoconservation et d’auto affirmation, ce double phénomène narcissique exprimerait la référence de la libido a nous-mêmes comme la plante reste attachée à la terre, bien qu’elle s’en éloigne dans sa croissance vers la lumière.
La libido au stade infantile provoque l’autoconservation qui devient comme une cupidité du moi, elle se sert à opposer les pulsions du moi et les pulsions sexuelles.
Les pulsions sexuelles  sont un amour de soi conscient qui nous initie à la perte du plaisir qui se manifeste alternativement par des états de rage et d’angoisse assortie d’une vexation originelle vécue par chacun de nous, nous découvrons ainsi qu’on doit faire appel à l’autre pour se satisfaire pleinement.
Du besoin de la satisfaction du désir naît l’envie de séduire et de plaire alors que peuvent apparaître les premières blessures faites au Moi par l’autre. La conscience de soi et l’assurance de soi de l’enfant se développe vers l’âge de trois ans. Plus tard la libido, devient une qualité consciente du moi et l’on éprouve de l’angoisse quant on la refoule ou refuse se suivre ses pulsions.
Le bonheur et la tristesse est ce qui s’échappe de soi-même et aussi  parfois ce qui referme sur soi-même, le don de soi et l’affirmation de soi conduisent à l’auto affirmation.
La victimisation et le narcissisme
Si de tout temps et en tout lieu la victime a toujours existé et attiré l’attention on observe depuis quelques années un regain d’intérêt pour un nouveau type de martyrs notamment dans le monde islamique mais pas seulement. Ce « culte » de la victime apparaît aujourd’hui comme un retour vers les mythes originels où la victime à travers son sacrifice apporte par son sang la rédemption de la collectivité qui a toujours cru que l’innocent par son dévouement pouvait payer pour un coupable. Ce sentiment de culpabilité remonte  et trouve sa justification dans la « scène primitive » du meurtre du père, engendrant le sentiment  de sacrifice qui fait naître la culpabilité. C’est comme si afficher son innocence aux yeux du monde devenait une nécessité à la fois individuelle et collective.
Parfois la culpabilité devient mortifère et destructrice et  la mort devient la possible rédemption.
La victimisation et le besoin de se réfugier dans le narcissisme ont souvent pour origine les attitudes éducatives parentales et les relations intrafamiliales qui sont souvent accompagné par la violence. La dépression maternelle qui en est une forme froide à les mêmes conséquences. Dans les cas cités la victime de ces excès contraires est victime de sérieuses carences au plan affectif et narcissique. Elle sera atteinte dans son estime de soi et ainsi doutera d’elle-même à des degrés divers.
Ce sont aussi ses atteintes subies qui engendre par réaction des comportements de surmoi sévère et austère et dans les pires des cas produira auto sadisme et masochisme moral par un curieux besoin de punition qui s’instaure. Celui qui est soumis nest pas responsable de ce qui lui arrive mais il est amené à croire que c’est son attitude ou comportement  qui a provoqué celle ou celui qui l’a fait injustement souffrir.
La personne « victime » devient enfermée et engloutie dans un cercle effroyable où la culpabilité précède et suit à la fois un comportement social parfois tout à fait anodin.
C’est dans ce sens que Freud (1932) écrivait : « Il y a des gens qui répètent toujours, à leurs dépens, les mêmes réactions sans les corriger ou qui semblent eux-mêmes poursuivis par un destin inexorable alors qu’un examen plus précis nous enseigne qu’eux-mêmes sans le savoir, se prépare ce destin ».
Selon la citation de Kretschmer, autre célébrité de la psychologie, :  «  la personne paraît, en effet, subir une multitude d’événements pénibles, un cumul d’échecs et de conflits. On peut à chaque fois relever une situation différente de vexation et d’affaiblissement, un  vécu  d’infériorité et de persécution, d’échec et d’insatisfaction, d’humiliation et de culpabilité, ainsi qu’une extrême sensibilité au regard de l’autre, qui risque de l’imprégner. L’autre est toujours potentiellement dangereux dont il faut se méfier. Il est nécessaire d’être sur ses gardes. On retrouve, par ailleurs, ces invariables caractéristiques contrastées d’être et d’agir chez les parents : père autoritaire – mère dépressive. »
La personne victime a souvent le sentiment d’être mal aimée, d’être rejetée et contestée par l’autre ce qui l’empêche de reconnaître sa propre valeur. On a parfois en soi la notion  d’être non élu, d’avoir été un enfant non désiré ou qui n’aurait pas du naître, ces sentiments découlent souvent de la même provenance.
Ces êtres deviennent ainsi les « malchanceux de la vie » ou « victime à vie » dont nous connaissons tous au moins une personne dans notre entourage privé ou professionnel.
Le seul moyen d’aider cette personne à s’en sortir est de lui réapprendre à aimer et à s’aimer, à connaître les jouissances et plaisirs de la vie et la joie dans un travail que l’on aimera.
Conclusion
Alors que sont les vexations narcissiques et bien…  c’est un peu tout ce qui précède.  Finalement cela aide à comprendre mieux ce qui nous entoure, ce qui consciemment ou inconsciemment peut parfois handicaper notre quotidien lorsqu’on est confronté à des êtres qui subissent ou ont subit cela
Finalement je retiendrai que la cause est le manque d’amour et que la guérison possible est le témoignage d’amour. Alors je vous embrasse tendrement et cela sera ma modeste contribution à l’un de vos petits bonheurs du jour.

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