Mieux Vivre Nº4 (amitié, amour, savoir aimer)

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Synecdoque

La synecdoque (du grec συνεκδοχή / sunekdokhê, « compréhension simultanée ») est une métonymie particulière pour laquelle la relation entre le terme donné et le terme évoqué constitue une inclusion ou une dépendance matérielle ou conceptuelle.

Une métonymie est une figure de style qui remplace un concept par un autre avec lequel il est en rapport par un lien logique1 sous-entendu : la cause pour l’effet, le contenant pour le contenu, l’artiste pour l’œuvre, la ville pour ses habitants, la localisation pour l’institution qui y est installée. « Paris a froid, Paris a faim » Dans ce vers par exemple, Paris ne désigne pas la ville qui, par elle-même, ne peut souffrir du froid ou de la faim, mais l’ensemble de ses habitants. La métonymie est employée très fréquemment, car elle permet une expression courte et frappante. Elle fait partie des tropes.

Pour le Centre National de ressource textuelles et lexicales c’est une figure de rhétorique procédant par extension ou restriction de sens d’un terme : l’espèce pour le genre, la matière pour l’objet, le particulier pour le général et inversement.

Pour l’Office Québécois de la langue française :  La synecdoque est une figure de style qui consiste à employer un mot en lui attribuant un sens plus large ou plus restreint que son sens habituel. La synecdoque est en fait une sous-classe de la métonymie.

Selon alloprof : La synecdoque survient lorsqu’on remplace un mot par l’une de ses parties (remplacer le tout par l’une de ses parties) ou bien lorsqu’on remplace un mot par l’ensemble dont il fait partie (le tout pour la partie).

Clinamen

Nom commun masculin dérivé du latin signifie côte, déclination, pente. Ce mot apparait dans «De rerum natura», dans lequel Lucrèce décrit ainsi le concept qu’il indique comme provenant de Epicure :
Description selon Lucrèce : « Voici encore, en cette matière, ce que je veux te faire connaître. Les atomes descendent en ligne droite dans le vide, entraînés par leur pesanteur. Mais il leur arrive, on ne saurait dire où ni quand, de s’écarter un peu de la verticale, si peu qu’à peine on peut parler de déclinaison. Sans cet écart ils ne cesseraient de tomber à travers le vide immense, comme des gouttes de pluie ; il n’y aurait point lieu à rencontres, à chocs, et jamais la nature n’aurait rien pu créer. »
Selon Wikipédia : le clinamen peut définir :
Dans la physique épicurienne, le clinamen est un écart, une déviation (littéralement une déclinaison) spontanée des atomes par rapport à leur chute dans le vide, qui permet aux atomes de s’entrechoquer. Cette déviation est spatialement et temporellement indéterminée et aléatoire, elle permet d’expliquer l’existence des corps et la liberté humaine dans un cadre matérialiste.
C’est aussi :
– Un principe de variation dans la philosophie épicurienne
– Celui des mois du Calendrier pataphysique qui correspond à la période du 23 mars au 19 avril du calendrier grégorien.
Selon Encyclopédie Universalis : La théorie du clinamen remonte à Épicure : l’atome, tout en se dirigeant en ligne droite vers le bas en vertu de son poids et de sa pesanteur, dévie légèrement de côté. Elle nous a été transmise par Lucrèce, par Cicéron et par Plutarque qui en tire les plus vastes conséquences : « Les stoïciens et les péripatéticiens ne pardonnent pas à Épicure d’avoir supposé, pour rendre compte des choses les plus importantes, un événement aussi petit et aussi insignifiant que la déclinaison minime d’un seul atome et cela pour introduire furtivement les astres, les êtres vivants et le hasard, et pour que notre volonté libre ne soit pas annihilée. »
Pour Reverso dictionnaire : En physique pour Epicure et Lucrèce, processus d’association d’un atome avec d’autres atomes pour former des corps chimiques.
Diverses déclarations sur le clinamen :
« A la physique de la chute, de la répétition, de l’enchaînement rigoureux se substitue la science créative du hasard et des circonstances », observe Michel Serres dans un ouvrage consacré à Lucrèce. Il en résulte un regard nouveau porté sur le « clinamen », ce très petit écart angulaire qui s’introduit dans les trajectoires des masses ou dans les flux inertes (apportant comme un « pré calcul infinitésimal » une « fluxion » au sens de Leibniz, assure Serres), et qui néanmoins provoque, selon Lucrèce, par naissance de tourbillons, la structuration, « la formation des choses à partir de la cataracte atomique » Et le prix Nobel Ilya Prigogine vient consolider de son autorité la position (ou proposition) de Michel Serres, évoquant pour sa part « le trouble qui fait naître les choses ». Il assure à cet effet : « Sans le clinamen, qui vient perturber la chute verticale et permet des rencontres, voire des associations entre atomes jusque-là isolés, chacun dans sa chute monotone, aucune nature ne pourrait être créée, car seuls se perpétueraient les enchaînements entre cause et effet équivalents, sous le règne des lois de la fatalité. »
Selon http://clinamen.canalblog.com : Clinamen est le lieu d’une exploration photo-philo-météo-poétique, lieu d’un témoignage réflexif et singulier relatif à l’expérience de l’enseignement, l’occasion d’une sensibilité à l’œuvre et d’une raison qui se frotte au monde et au réel. J’entends rendre compte ici de mes regards, de mes étonnements, de mes questions, de mes fascinations comme de mes perplexités. Clinamen est une invitation au gai savoir, à la jubilation d’altitude, à l’expression visuelle et optique, au souci de soi. Il est aussi cette tentative de nommer, d’une façon inédite et directe, parfois sous des formes d’hilarités tragi-comiques ce qui se produit dans l’étrange théâtre de la philosophie scolaire.

Mieux vivre Nº3 / Pense, imagine, rêve et ose

Élicitation

Selon wiquipedia et wiktionnaire:
Le mot vient de l’anglais elicitation, venant lui-même du latin elicitus.
En linguistique, l’élicitation est l’incitation d’un locuteur à un autre à statuer sur différentes hypothèses. Elle sert introduire chez lui le recours à sa compétence ou sa performance.
En marketing ou mercatique, l’élicitation est un terme employé dans les méthodes d’études et de recherche, dans le sens de mettre à jour (ou arracher) la vérité d’un sujet d’observation.
En gestion des connaissances, « éliciter » est l’action d’aider un expert à formaliser ses connaissances pour permettre de les sauvegarder et/ou les partager.
En gestion de projet et notamment de projet informatique, « éliciter » est l’action de comprendre et de modéliser les processus du maître d’ouvrage (MOA) pour les partager avec l’équipe chargée de la mise en œuvre du projet (MOE).
En intelligence artificielle, l’élicitation permet de formaliser le raisonnement de l’expert dans un moteur d’inférence (cerveau d’un ordinateur) donnant ainsi la possibilité de reproduire artificiellement l’analyse de la situation et la prise de décision.
En pédagogie, l’élicitation oblige à beaucoup d’empathie et presque toujours à maîtriser une démarche interculturelle (approche mentale souvent très différente culturellement entre un expert et un usager).
En Psychologie, c’est l’utilisation de la conversation pour soutirer de l’information à une personne ou un groupe sans lui donner l’impression d’être interrogé.
En économie, c’est aussi la gestion des risques concernant le patrimoine intellectuel d’une entreprise ou plus généralement d’une communauté.
En biologie, l’élicitation est l’activation d’un processus de défense à la suite de la reconnaissance d’un éliciteur lié à l’agresseur (produit par l’agresseur ou résultant de l’agression). On parle souvent d’élicitation dans les interactions entre plantes et pathogènes.
Pour Reverso dictionnaire, c’est le fait de mettre en valeur et le fait de traiter une plante pour lutter contre ses agresseurs
Pour Ortolang, c’est susciter, tirer, faire sortir de.

Apeline pour réguler le taux de sucre

Selon « Santé sur le Net » l’apeline est une protéine produite par les cellules du tissu adipeux (cellules graisseuses). De précédents travaux scientifiques ont permis de mettre en évidence une augmentation de sa présence chez les personnes obèses et chez les diabétiques de type II. Ce qui a mené les chercheurs à suspecter un lien entre l’apeline et la régulation du glucose.
On le sait, l’insuline est la clé permettant l’entrée du glucose dans les cellules. Chez les personnes atteintes d’obésité, les mécanismes mis en jeu se détériorent et le diabète de type II apparaît. Cependant, en 2008, des chercheurs ont réussi à mettre en évidence une seconde voie qui lorsqu’elle est activée permet la régulation du taux de glucose (ou sucre) dans le sang.
Top Santé nous informe que l’apeline s’est montrée efficace pour réguler le taux de sucre dans le sang et augmenter la sensibilité des cellules à l’insuline, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue médicale Diabetes, Obesity and Metabolism. Il s’agit d’une nouvelle voie thérapeutique pour les 400 millions de personnes dans le monde touchés par le diabète. Les chercheurs de l’Inserm à (Unité 1048 « Institut des maladies métaboliques et cardiovasculaires » Inserm/Université Toulouse III – Paul Sabatier) ont mené un essai cliniques pour tester l’efficacité de l’apeline pour réguler le taux de sucre dans le sang et améliorer la sensibilité.
« Nous connaissons depuis plusieurs années l’apeline, qui est un petit peptide produit par les tissus adipeux, explique Philippe Valet de l ‘unité Inserm 858, de Toulouse Rangueil. Chez l’obèse, le taux d’apeline augmente, et si la personne maigrit, ce taux baisse. Du coup, nous avons cherché à savoir quel était le rôle de ce peptide. Or, nous venons de découvrir que l’apeline joue quasiment le même rôle que l’insuline : elle permet la régulation de la glycémie. Elle aussi est une sorte de clef qui permet de faire rentrer le sucre dans la graisse ou dans les muscles. » des cellules à l’insuline. Elle aussi est une sorte de clef qui permet de faire rentrer le sucre dans la graisse ou dans les muscles. Mais une clef différente, qui ne fonctionne pas du tout comme l’insuline. L’idée est donc de stimuler un organisme avec l’apeline, qui va donc faire baisser le taux de sucre dans le sang. « Cette molécule est beaucoup plus facile à travailler que l’insuline. On peut espérer fabriquer un médicament à prendre par voie orale.»
L’apeline est un peptide découvert en 1998 par l’équipe du professeur M. Fujino, nous indique Wikipedia qui précise que l’apeline aurait divers rôles également vasculaire, cardiaque, cérébral, digestif, osseux et métabolique.